Actualités 867 Sachez identifier vos mécanismes de défense
Publié le 08/07/2010
Les mécanismes de défense peuvent être perçus comme positifs. En effet, ils me permettent de me protéger des autres et de moi-même. Ils sont en même temps des freins dans mes relations aux autres et à moi-même ce qui est très improductif.
Par Yves Sotiaux, Consultant en management d'équipe et
conduite de projet. Coach professionnel certifié.
Les mécanismes de défense peuvent être perçus comme positifs. En effet, ils me permettent de me protéger des autres et de moi-même. Ils sont en même temps des freins dans mes relations aux autres et à moi-même ce qui est très improductif.
En bref, ces mécanismes génèrent fréquemment des difficultés relationnelles et organisationnelles.
Pour gagner en efficacité, il est essentiel de connaître le fonctionnement de ces mécanismes.
Par cette prise de conscience je peux les modifier (si j'en fais le choix) et ainsi fluidifier et apaiser mes relations.
Mes défenses me sont très utiles pour me protéger des autres et/ou de moi-même
Je crée des défenses afin d'éviter de me sentir : soit insignifiant, soit incompétent, soit antipathique.
- Lorsque je suis en relation avec une autre personne, j'ai ces ressentis car j'ai peur respectivement d'être ignoré, humilié ou rejeté.
- Dans ma relation avec moi-même, j'ai aussi ces ressentis car j'ai peur respectivement d'être sans vie (ou d'être écrasé), d'être sans pouvoir (ou pas à la hauteur) ou d'être insensible à mes sentiments.
Tous ces sentiments sont très douloureux et effrayants. Nous canalisons alors notre énergie pour éviter de les ressentir et donc de nous en défendre. Cette façon de faire permet un répit provisoire, mais ne solutionne pas la raison pour laquelle nous avons peur.
Mes défenses me freinent
Lorsque j'agis de la sorte de façon consciente ou inconsciente, l'énergie employée dans ces défenses est de l'énergie que je ne mets plus au service de la relation à l'autre et/ou à moi-même.
Cette façon de fonctionner va altérer la manière dont je vais percevoir les choses. De la même façon qu'une poussière dans l'?il déforme ce que je vois, mes problématiques non résolues affectent ma vision du monde.
Les conséquences ?
Dans ces cas, je me rigidifie. Je me sens mal. Les relations deviennent plus difficiles. Ceci explique la plupart des difficultés organisationnelles.
Les différences d'opinion à propos de ce qui ne va pas dans les situations professionnelles ou personnelles évoluent habituellement en blâmes. S'assurer qu'il y a quelqu'un à blâmer si les choses tournent mal est une valeur très répandue dans les organisations. Trouver des choses à reprocher à l'autre est très consommateur de temps : tout ceci est très improductif.
Comment sortir de ces situations ?
Nous vous invitons à prendre conscience que :
- toutes les personnes impliquées dans cette situation ont contribué à 100%à ce qui s'est passé.
- chacune des personnes impliquées dans la situation auraient pu faire quelque chose qui aurait conduit à un résultat plus positif.
- personne n'est à blâmer
Si nous présumons que chacun d'entre nous a co-créé ce qui est arrivé alors nous pouvons faire face ensemble à notre ennemi commun : le problème. Nous avons alors la possibilité de trouver comment modifier nos positions rigides pour débloquer la situation plutôt que de s'attaquer les uns les autres et de se défendre.
Comment sortir de nos positions rigides ?
Pour modifier nos positions rigides il est essentiel de prendre conscience et de comprendre les 6 typologies de défenses qui nous pilotent.
Nous avons vu précédemment que nos mécanismes de défenses sont mis en place pour nous défendre de nos peurs interpersonnelles et intrapersonnelles. Je sais que je suis insignifiant, incompétent et/ou antipathique ; éventuellement, j'ai peur d'être ignoré, humilié et/ou rejeté.
Pour me défendre je peux choisir d'être :
Une VICTIME. Quand quelqu'un dit quelque chose, je l'interprète comme une attaque ou une critique. Même si je ne sais pas pourquoi, je suis offensé et blessé.
Etre une victime me permet de blâmer les autres et de ne pas gérer mes propres lacunes.
CRITIQUE. Je commente tout ce qui n'est pas parfait. Je corrige le langage des gens, leur montre quand ils ont tort et souligne toutes leurs stupidités.
Si je m'assure que les autres ne sont pas mieux que moi, mes propres lacunes seront plus faciles à gérer.
MASOCHISTE. Tout ce qui arrive est de ma faute. J'accepte la responsabilité et les reproches pour tout. Je ne laisserai personne me calmer ou essayer de me persuader du contraire.
Si je m'accuse en premier, je peux éviter les accusations des autres en premier, ainsi je n'aurai pas à gérer mes propres lacunes.
Dans le DENI. Pour moi il n'y a pas de problème. Je trouverai un moyen pour évacuer ou transformer tout problème en quelque chose d'insignifiant, avec qui que ce soit et quoi que ce soi.
Nier tout problème évite d'en gérer les émotions et sentiments.
DEMANDEUR. Je demande que les gens fassent des choses que je ne fais pas pour moi. Je veux qu'ils m'aident, et je me sentirai mieux et plus sûr de moi.
En étant exigeant, j'espère trouver quelqu'un pour compenser mes lacunes et je n'aurai pas besoin de le faire.
Un SAUVEUR. Je m'occupe de tous ceux qui ont besoin d'aide, qu'ils le sachent ou pas, qu'ils le veuillent ou pas. Je les aide de toutes les manières auxquelles je peux penser.
Si je m'occupe du problème des autres, je n'aurai pas besoin de m'occuper de mes propres lacunes.
Conclusion :
Comprendre mes méthodes de défenses m'aide à comprendre ma responsabilité sur le pourquoi les choses dysfonctionnent parfois. En tenir compte m'aidera à pacifier les relations conflictuelles.
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