De la DDA et de la santé prédictive et connectée…

Une meilleure découverte et un devoir de conseil renforcé sur la durée envers un client preneur d’assurance (de personnes dans cet article) permettent d’aller plus loin dans l’information dispensée et de renforcer le professionnalisme du conseiller(ère) distributeur qui veut se distinguer de ses concurrents.

De la DDA et de la santé prédictive et connectée…

En effet, prenons l’exemple de la santé et de la complémentaire santé, qu’elle soit individuelle ou collective.

Au commencement de l’application de la DDA, il est obligatoire de remettre à son client en entretien exploratoire le DIP (Document d’Information Précontractuelle) ou IPID en anglais.

Or, ce document réglementaire, en deux ou trois pages au format A4, ne permet pas d’informer in extenso le candidat à l’assurance sur la portée que peut avoir une couverture « complémentaire santé » dans tous ses aspects.

Le DIP, une information limitée

Le DIP apporte une réponse nécessaire mais partielle et complémentaire à la délivrance de la bonne préconisation du fait de son aspect purement « technique », à savoir l’adéquation mécanique du produit au besoin personnel exprimé ou soulevé.

Dans un passé proche, un conseiller(ère) pouvait faire ressortir cet aspect par des exemples concrets et imagés auprès de son client pour accompagner la vente de son produit, standardisé ou non…

Aujourd’hui, le rôle du conseiller(ère) distributeur évolue fortement afin de tenir compte des innovations et de leurs conséquences sur le client au-delà de l’adhésion à un contrat et de la couverture de ses besoins perçus. Une attitude d’accompagnement voit le jour.

Prenons le cas de la santé prédictive et connectée

Avec ce sujet, on se retrouve bien loin du simple niveau d’information sur le remboursement des frais de soins et de la prise en charge hospitalière !

Nous vivons une époque d’information surabondante, parfois exacte, souvent approximative. Le consommateur en est toujours plus friand.

Dans le domaine de la santé prédictive et connectée, le conseiller(ère) en abordera les différentes facettes à son niveau de connaissance qui devra s’élever. Il n’aura pas toutes les réponses (certaines étant d’ordre éthique) mais pourra éclairer son client le plus possible. Donc, l’informer par-delà le simple respect de la réglementation européenne et française.

Un bref aperçu des questions essentielles.

  • La biologie moléculaire non médicale, encore interdite en France (pratiquée dans certains pays européens et aux USA), sera-t ’elle utilisée demain pour instaurer une discrimination génétique donc assurantielle ? Les tests prédictifs sont-ils suffisamment fiables à ce jour ?
  • La médecine prédictive apporte t ‘elle une réponse à une maladie incurable ? Quel impact sur la psychologie du client concerné ?
  • Avec la médecine prédictive, ne risque-t-on pas de se voir prescrire un traitement médicamenteux à long terme nuisible pour une maladie qui ne se déclarerait pas ?
  • Les médicaments de prévention vont-ils s’accroître ou se substituer aux médicaments curatifs ?
  • Le système médical français va-t-il passer d’un modèle curatif à un modèle préventif ?
  • Les assureurs vont-ils profiter de la médecine prédictive pour augmenter leurs tarifs et appliquer une surcotisation ou exclusion pour les mauvais risques ?
  • Au contraire, en affinant mieux les risques à couvrir les assureurs vont-ils baisser leurs tarifs ?
  • En serait-il de même avec la médecine préventive ?
  • L’utilisation de l’information génétique serait-elle utilisée au-delà d’un certain seuil de prime ?
  • La télémédecine/téléconsultation est-elle aussi efficace qu’une consultation classique ?
  • Les données collectées par les objets médicaux connectés seront-elles anonymisées ?
  • La téléchirurgie n’est-elle pas dangereuse en cas de panne soudaine de courant ?
  • Certains « mauvais comportements » comme la position au travail qui, par négligence de l’assuré, entraîne des troubles musculosquelettiques seront ils financièrement sanctionnés ?

Le rôle du conseiller(ère) est donc en pleine mutation, il (elle) devient un véritable conseiller au présent et dans le futur auprès de ses clients, a contrario de la nouvelle tendance du robot advisor qui rappelle, technologie mise à part, le conseiller « d ’avant » vendant un produit avec un soupçon de conseil !

Évolution de la réglementation + innovations santé = conseiller(ère) augmenté…

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