{"id":4479,"date":"2015-08-28T09:07:41","date_gmt":"2015-08-28T07:07:41","guid":{"rendered":"https:\/\/www.gereso.com\/actualites\/?p=4479"},"modified":"2015-08-28T09:07:41","modified_gmt":"2015-08-28T07:07:41","slug":"veille-juridique-en-paie-juillet-2015","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.gereso.com\/actualites\/2015\/08\/28\/veille-juridique-en-paie-juillet-2015\/","title":{"rendered":"Veille juridique en paie &#8211; juillet 2015"},"content":{"rendered":"<h2>Partie 1\u00a0: Salaire<\/h2>\n<p>La retenue effectu\u00e9e dans le cadre de commissions ind\u00fbment per\u00e7ues par le salari\u00e9 ne doit pas exc\u00e9der 10%\u00a0 du salaire exigible.<\/p>\n<p>Dans cette affaire, un employeur effectue des retenues sur salaire pendant plusieurs mois afin de r\u00e9cup\u00e9rer des r\u00e9mun\u00e9rations ind\u00fbment per\u00e7ues ainsi que les cong\u00e9s pay\u00e9s y aff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Ces retenues, ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es au-del\u00e0 du 1\/10e du salaire net exigible per\u00e7u par le salari\u00e9. Pour l\u2019employeur, la limite du 1\/10e ne s\u2019appliquait pas dans la mesure o\u00f9 il ne s\u2019agissait pas d\u2019avances en esp\u00e8ces soumises au plafond de 10%.<\/p>\n<p>Selon la cour de cassation\u00a0: ces commissions s\u2019analysaient bien comme des avances en esp\u00e8ces. Les retenues ne pouvaient par cons\u00e9quent pas exc\u00e9der le 1\/10e du salaire exigible.<\/p>\n<p><em>Art L 3251-3 du code du travail<\/em><br \/>\n<em>Cass. Soc. 23 juin 2015, n\u00b014-11315<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Partie 2\u00a0: Aides \u00e0 l\u2019emploi<\/h2>\n<h3>Aide financi\u00e8re aux TPE<\/h3>\n<p>Un\u00a0 d\u00e9cret pr\u00e9voyant la cr\u00e9ation d\u2019une aide financi\u00e8re en faveur des tr\u00e8s petites entreprises (TPE) embauchant leur premier salari\u00e9 a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 au Journal officiel en date du 3 juillet 2015.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9cret permet une aide de 4000\u00a0\u20ac pour les TPE embauchant un premier salari\u00e9.<\/p>\n<p>Les TPE concern\u00e9es sont celles qui ne d\u00e9pendent pas d\u2019un groupe de soci\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Sont \u00e9galement exclus les particuliers employeurs.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre \u00e9ligible \u00e0 l\u2019aide financi\u00e8re, la TPE doit remplir plusieurs conditions cumulatives\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>elle doit r\u00e9aliser l\u2019embauche de son premier salari\u00e9 entre le 9\u00a0juin 2015 et le 8\u00a0juin 2016. L\u2019embauche doit avoir lieu en CDI ou sous CDD d\u2019une dur\u00e9e minimale de 12 mois (cette condition s\u2019appr\u00e9cie par rapport \u00e0 la date d\u2019effet du contrat)\u00a0;<\/li>\n<li>elle ne doit pas avoir recouru, dans les 12 mois pr\u00e9c\u00e9dant cette premi\u00e8re embauche, \u00e0 un salari\u00e9 dont le contrat s\u2019est poursuivi au-del\u00e0 de la p\u00e9riode d\u2019essai.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Lorsque le premier contrat de travail est ou a \u00e9t\u00e9 rompu pour motif de rupture de la p\u00e9riode d\u2019essai, de retraite, de d\u00e9mission, de licenciement pour faute grave, de licenciement pour faute lourde, de licenciement pour inaptitude ou de d\u00e9c\u00e8s, la TPE demeure \u00e9ligible \u00e0 l\u2019aide en cas de conclusion d\u2019un nouveau contrat de travail.<\/p>\n<p>Le montant de l\u2019aide est de 4000\u00a0\u20ac,\u00a0 vers\u00e9 de la fa\u00e7on suivante\u00a0: 500\u00a0\u20ac pour une p\u00e9riode de trois mois d\u2019ex\u00e9cution du contrat de travail.<\/p>\n<p>La TPE concern\u00e9e par le dispositif b\u00e9n\u00e9ficie de 2000\u00a0\u20ac par an sur deux ann\u00e9es.<\/p>\n<p>L\u2019aide est proratis\u00e9e en fonction de la dur\u00e9e du travail du salari\u00e9, lorsque cette dur\u00e9e est inf\u00e9rieure au temps plein.<\/p>\n<p><strong>Formalit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Pour b\u00e9n\u00e9ficier de l\u2019aide \u00e0 la premi\u00e8re embauche, l\u2019employeur doit d\u00e9poser une demande aupr\u00e8s de l\u2019Agence de services et de paiement dans les 6 mois suivant la date d\u2019ex\u00e9cution du contrat.<\/p>\n<p>L\u2019aide est vers\u00e9e, \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance de chaque p\u00e9riode trimestrielle, sur la base d\u2019une attestation de l\u2019employeur justifiant la pr\u00e9sence du salari\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Non cumul <\/strong><\/p>\n<p>L\u2019aide de 4000\u00a0\u20ac n\u2019est pas cumulable avec une autre aide de l\u2019\u00c9tat \u00e0 l\u2019insertion, \u00e0 l\u2019acc\u00e8s ou au retour \u00e0 l\u2019emploi vers\u00e9e au titre du m\u00eame salari\u00e9.<br \/>\n<em>D\u00e9cret 2015-806 du 3 juillet 2015, JO du 4 Juillet 2015<\/em><\/p>\n<p><strong>Aide TPE jeune apprenti\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>Le d\u00e9cret portant cr\u00e9ation d\u2019une aide en faveur des tr\u00e8s petites entreprises embauchant des jeunes apprentis vient d\u2019\u00eatre publi\u00e9 au Journal officiel.<\/p>\n<p>Cette aide est de 4\u00a0400\u00a0\u20ac pour l\u2019employeur de moins de 11\u00a0salari\u00e9s qui recrute un apprenti de moins de 18\u00a0ans.<\/p>\n<p>En effet, les employeurs de moins de 11 salari\u00e9s qui recrutent des apprentis mineurs \u00e0 la date de conclusion du contrat, b\u00e9n\u00e9ficient, au titre de la premi\u00e8re ann\u00e9e du contrat, d\u2019une aide forfaitaire de l\u2019\u00c9tat de 1\u2009100\u00a0\u20ac par trimestre financ\u00e9e par l\u2019\u00c9tat (soit 4\u2009400\u00a0\u20ac pour l\u2019ann\u00e9e).<\/p>\n<p>L\u2019effectif de l\u2019entreprise est appr\u00e9ci\u00e9 lors de l\u2019ann\u00e9e civile pr\u00e9c\u00e9dant la date de conclusion du contrat, tous \u00e9tablissements confondus, en fonction de la moyenne des effectifs d\u00e9termin\u00e9s chaque mois sur l\u2019ann\u00e9e civile consid\u00e9r\u00e9e, \u00e0 l\u2019exception des mois au cours desquels aucun salari\u00e9 n\u2019est employ\u00e9.<\/p>\n<p>Pour une entreprise ou un groupement d\u2019employeurs cr\u00e9\u00e9 entre le 1er\u00a0janvier et le 30\u00a0juin 2015 (date de publication du d\u00e9cret), l\u2019effectif est appr\u00e9ci\u00e9 \u00e0 la date de sa cr\u00e9ation.<\/p>\n<p>Tous les contrats d\u2019apprentissage conclus depuis le 1er\u00a0juin 2015 peuvent en b\u00e9n\u00e9ficier.<\/p>\n<p>L\u2019aide est attribu\u00e9e dans la limite des 12 premiers mois d\u2019ex\u00e9cution du contrat d\u2019apprentissage.<\/p>\n<p><strong>Modalit\u00e9s pratiques<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019aide est vers\u00e9e par l\u2019Agence de services et de paiement \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance de chaque p\u00e9riode de 3 mois glissants suivant la date de d\u00e9but du contrat d\u2019apprentissage, sur la base d\u2019une attestation de l\u2019employeur justifiant l\u2019ex\u00e9cution du contrat.<\/p>\n<p>En cas d\u2019interruption du contrat au cours d\u2019une des p\u00e9riodes de 3 mois, l\u2019aide est vers\u00e9e au prorata des jours d\u2019ex\u00e9cution du contrat justifi\u00e9s par l\u2019employeur.<\/p>\n<p>L\u2019aide n\u2019est pas due en cas de rupture du contrat d\u2019apprentissage durant les 2 premiers mois.<\/p>\n<p><strong>Formalit\u00e9s<\/strong><\/p>\n<p>Les d\u00e9marches des entreprises pour acc\u00e9der \u00e0 cette aide sont d\u00e9mat\u00e9rialis\u00e9es. En effet, une fois le contrat d\u2019apprentissage enregistr\u00e9 par la chambre consulaire, l\u2019employeur peut se connecter au portail de l\u2019alternance (<a href=\"http:\/\/www.alternance.emploi.gouv.fr\/\">http:\/\/www.alternance.emploi.gouv.fr<\/a>), et valider la demande d\u2019aide pr\u00e9-remplie.<\/p>\n<p><strong>D\u00e9lai<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019employeur doit faire sa demande dans les 6 mois, au maximum, apr\u00e8s le d\u00e9but du contrat d\u2019apprentissage.<\/p>\n<p>Cette aide est cumulable avec les autres aides et primes d\u00e9j\u00e0 existantes (ex.\u00a0: prime d\u2019apprentissage d\u2019au moins 1\u2009000\u00a0\u20ac par ann\u00e9e de formation\u00a0; aide au recrutement pour les entreprises de moins de 250 salari\u00e9s d\u2019un montant d\u2019au moins 1\u2009000\u00a0\u20ac).<\/p>\n<p>Les salaires des apprentis vers\u00e9s par des employeurs de moins de 11 salari\u00e9s ou inscrits au r\u00e9pertoire des m\u00e9tiers sont par ailleurs exon\u00e9r\u00e9s de cotisations salariales et patronales (sauf cotisations AT-MP).<\/p>\n<p><em>D\u00e9cret 2015-773 du 29 juin 2015, JO du 30 Juin 2015<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Partie 3 : Cotisations<\/h2>\n<p><strong>Stabilit\u00e9 de la cotisation vieillesse au 1er Juillet 2015<\/strong><\/p>\n<p>Le conseil d\u2019administration de l\u2019AGS (association pour la gestion du r\u00e9gime de garantie des cr\u00e9ances des salari\u00e9s) a pris la d\u00e9cision de ne pas changer le taux de cotisation AGS.<\/p>\n<p>Celui-ci reste donc fix\u00e9 \u00e0 0,30\u00a0% au 1er\u00a0juillet 2015.<\/p>\n<p>D\u00e9cision du conseil d\u2019administration de l\u2019AGS du 2 juillet 2015<\/p>\n<p><strong>Nouveaux taux versement transport<\/strong><\/p>\n<p>Au 1er juillet 2015, les taux de versement transport applicables \u00e0 Paris, en Ile de France et dans certaines villes de province, sont modifi\u00e9s.<\/p>\n<p><strong>Jeunes entreprises innovantes<\/strong><\/p>\n<p>Les Jeunes Entreprises Innovantes (JEI) cr\u00e9\u00e9es au plus tard le 31 d\u00e9cembre 2016 et r\u00e9alisant des projets de recherche et de d\u00e9veloppement peuvent b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019une exon\u00e9ration de cotisations patronales d\u2019assurances sociales et d\u2019allocations familiales pour les r\u00e9mun\u00e9rations vers\u00e9es au titre de certains emplois.<\/p>\n<p>L\u2019ACOSS (Agence centrale des organismes de s\u00e9curit\u00e9 sociale) revient sur les modalit\u00e9s de calcul de l&rsquo;exon\u00e9ration de cotisations.<\/p>\n<p>Les employeurs b\u00e9n\u00e9ficiant du statut de jeunes entreprises innovantes (JEI) cr\u00e9\u00e9es jusqu\u2019au 31 d\u00e9cembre 2016 ont droit, sous conditions, \u00e0 une exon\u00e9ration de cotisations patronales d\u2019assurances sociales et d\u2019allocations familiales (loi 2003-1311 du 30 d\u00e9cembre 2003, art. 13-I, G et 131).<\/p>\n<p>Cette exon\u00e9ration est doublement plafonn\u00e9e.<\/p>\n<p>Au niveau de chaque salari\u00e9\u00a0: elle s\u2019applique dans la limite des cotisations dues pour la part de r\u00e9mun\u00e9ration inf\u00e9rieure \u00e0 4,5 SMIC.<\/p>\n<p>Au niveau de chaque \u00e9tablissement employeur\u00a0: le montant d\u2019exon\u00e9ration est plafonn\u00e9, tous salari\u00e9s confondus, \u00e0 5 fois le montant annuel du plafond de la s\u00e9curit\u00e9 sociale par ann\u00e9e civile (loi 2003-1311 du 30 d\u00e9cembre 2003, art. 131-I, modifi\u00e9 par la loi 2010-1657 du 29 d\u00e9cembre 2010, art. 175).<\/p>\n<p>Le d\u00e9cret du 13 octobre 2014 est venu apporter plusieurs pr\u00e9cisions (d\u00e9cret 2014-1179 du 13 octobre 2014, JO du 15 octobre 2014).<\/p>\n<p>L\u2019ACOSS revient sur certains points (ex. : d\u00e9finition de la JEI, emplois concern\u00e9s par l\u2019exon\u00e9ration), parmi lesquels la limite de 4,5 SMIC par salari\u00e9. Cette limite est appr\u00e9ci\u00e9e en tenant compte de la valeur du SMIC et du nombre d\u2019heures r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es au cours du mois. Les heures prises en compte sont les heures r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es quelle qu\u2019en soit la nature. En cas de suspension du contrat de travail avec maintien partiel de la r\u00e9mun\u00e9ration, l\u2019ACOSS rappelle que le nombre d&rsquo;heures r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es du mois est \u00e9gal au produit, d&rsquo;une part, de la dur\u00e9e de travail que le salari\u00e9 aurait effectu\u00e9 s&rsquo;il avait continu\u00e9 de travailler et, d&rsquo;autre part, d&rsquo;un coefficient \u00e9gal au rapport entre la r\u00e9mun\u00e9ration soumise \u00e0 cotisations demeurant \u00e0 la charge de l&#8217;employeur et celle qui aurait \u00e9t\u00e9 vers\u00e9e si le contrat de travail avait continu\u00e9 \u00e0 \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9.<\/p>\n<p>Par ailleurs, si au cours d\u2019une ann\u00e9e, l\u2019entreprise ne satisfait plus \u00e0 l\u2019une des conditions requises pour b\u00e9n\u00e9ficier du dispositif, elle perd le b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019exon\u00e9ration pour l\u2019ann\u00e9e consid\u00e9r\u00e9e et pour les ann\u00e9es suivantes tant qu\u2019elle ne satisfait pas \u00e0 l\u2019ensemble des conditions. Pour b\u00e9n\u00e9ficier \u00e0 nouveau du dispositif, elle doit obtenir l\u2019avis expr\u00e8s ou tacite de l\u2019administration fiscale saisie dans le cadre de la proc\u00e9dure de rescrit.<\/p>\n<p><em>Lettre-circ. ACOSS 2015-31 du 22 juin 2015<\/em><\/p>\n<p><strong>Frais professionnels<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019ACOSS a pr\u00e9cis\u00e9 le r\u00e9gime des frais de d\u00e9placement des int\u00e9rimaires et des salari\u00e9s en mission des SSII (Soci\u00e9t\u00e9 de service en Ing\u00e9nierie Informatique)\u00a0 dans une lettre circulaire du 6 juillet 2015.<\/p>\n<p>Des pr\u00e9cisions sont apport\u00e9es sur les conditions d\u2019exon\u00e9ration des remboursements de frais de repas des salari\u00e9s en mission sur le site d\u2019une entreprise cliente et, le cas \u00e9ch\u00e9ant, sur les frais de location d\u2019un logement.<\/p>\n<p>Un salari\u00e9 ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme en \u00e9tant en \u00ab\u00a0petit\u00a0\u00bb d\u00e9placement que durant les 3 premiers mois de sa mission aupr\u00e8s d\u2019une m\u00eame entreprise cliente. Les frais de repas peuvent alors \u00eatre rembours\u00e9s en exon\u00e9ration au titre des frais professionnels, soit sur la base des frais r\u00e9els sur justificatifs, soit par allocation forfaitaire dans les limites fix\u00e9es par la r\u00e9glementation, \u00e0 condition que le salari\u00e9 se trouve dans l\u2019impossibilit\u00e9, pour prendre ses repas, de regagner sa r\u00e9sidence ou son entreprise (ETT ou SSII).<\/p>\n<p>\u00c0 compter du 1er jour du 4e mois de la mission, le salari\u00e9 (int\u00e9rimaire ou consultant de la SSII) n\u2019est plus consid\u00e9r\u00e9 comme en d\u00e9placement du seul fait de son affectation aupr\u00e8s de l\u2019entreprise cliente (il est assimil\u00e9 \u00e0 un s\u00e9dentaire de cette entreprise).<br \/>\nLes remboursements de frais de repas n\u2019ont plus alors le caract\u00e8re de frais professionnels et ne peuvent plus \u00eatre exon\u00e9r\u00e9s \u00e0 ce titre. Seuls les remboursements de frais de repas qui seraient li\u00e9s \u00e0 des d\u00e9placements professionnels hors de l\u2019entreprise cliente peuvent \u00eatre exon\u00e9r\u00e9s.<\/p>\n<p>L\u2019ACOSS pr\u00e9cise que la dur\u00e9e de 3 mois s\u2019entend de 55 jours cons\u00e9cutifs, mais que par souci de simplification, cette dur\u00e9e s\u2019appr\u00e9cie de date \u00e0 date, sans neutraliser les p\u00e9riodes de suspension du contrat de travail (ex\u00a0: arr\u00eat maladie, cong\u00e9s pay\u00e9s).<\/p>\n<p>S\u2019agissant d\u2019un salari\u00e9 qui serait en \u00ab\u00a0grand\u00a0\u00bb d\u00e9placement (c\u2019est-\u00e0-dire emp\u00each\u00e9 de regagner sa r\u00e9sidence habituelle chaque jour), les employeurs peuvent rembourser les frais d\u2019h\u00e9bergement pour une location (meubl\u00e9e ou non meubl\u00e9e). L\u2019ACOSS pr\u00e9cise que le remboursement d\u2019un mois complet au r\u00e9el sur justificatif est d\u00e9ductible en totalit\u00e9, m\u00eame si le salari\u00e9 n\u2019occupe pas le logement durant le mois entier.<\/p>\n<p><em>Lettre-circ. ACOSS 2015-34 du 6 juillet 2015<\/em><\/p>\n<p><strong>Projet de loi de transition \u00e9cologique<\/strong><\/p>\n<p>Le projet de loi de transition \u00e9cologique pour la croissance verte, d\u00e9finitivement adopt\u00e9 le 22 juillet, cr\u00e9e un nouvel article L. 3261-3-1 dans le Code du travail.<\/p>\n<p>Cet article pr\u00e9voit que tout employeur (quelle que soit la localisation de l\u2019entreprise) doit prendre en charge les frais engag\u00e9s par le salari\u00e9 se d\u00e9pla\u00e7ant \u00e0 v\u00e9lo (y compris un v\u00e9lo \u00e0 assistance \u00e9lectrique) pour ses d\u00e9placements entre sa r\u00e9sidence habituelle et son lieu de travail.<\/p>\n<p>La mesure est destin\u00e9e \u00e0 s\u2019appliquer r\u00e9troactivement au 1er juillet 2015, apr\u00e8s publication de la loi au JO et de son d\u00e9cret d\u2019application.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Partie 4 : Rupture du contrat de travail<\/h3>\n<p><strong>Loi Macron\u00a0: bar\u00e8me d\u2019indemnit\u00e9 pour les licenciements abusifs<\/strong><\/p>\n<p>Le plafonnement des dommages-int\u00e9r\u00eats pour licenciement sans cause r\u00e9elle et s\u00e9rieuse est d\u00e9finitivement adopt\u00e9 dans le cadre de la loi Macron.<\/p>\n<p>Le projet de loi, pour la croissance, l\u2019activit\u00e9 et l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances \u00e9conomiques, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finitivement adopt\u00e9 le 10\u00a0juillet 2015.<\/p>\n<p>Parmi ses diff\u00e9rentes dispositions, est notamment pr\u00e9vu, l\u2019encadrement du montant des dommages-int\u00e9r\u00eats pour licenciement sans cause r\u00e9elle et s\u00e9rieuse.<br \/>\nCet encadrement est effectu\u00e9 en fonction de l\u2019effectif de l\u2019entreprise et de l\u2019anciennet\u00e9 du salari\u00e9.<\/p>\n<p><em>Art L 1235-3 du code du travail<\/em><\/p>\n<p>Ce dispositif de plafonnement des dommages-int\u00e9r\u00eats s\u2019applique \u00e9galement dans le cadre de contentieux relatifs \u00e0 des prises d\u2019acte de la rupture du contrat de travail par le salari\u00e9 ou \u00e0 des actions en r\u00e9siliation judiciaire du contrat de travail.<\/p>\n<p><em>Art L 1235-3-1 du code du travail<\/em><\/p>\n<div align=\"center\">\n<table border=\"1\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr>\n<td colspan=\"4\" valign=\"top\">\n<p align=\"center\"><strong>Cadre fix\u00e9 pour les dommages et int\u00e9r\u00eats<\/strong><br \/>\n<strong>pour licenciement sans cause r\u00e9elle et s\u00e9rieuse<\/strong><br \/>\n<strong>(tableau de synth\u00e8se)<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong>Anciennet\u00e9 du salari\u00e9 dans l\u2019entreprise<\/strong><\/td>\n<td valign=\"top\">\n<p align=\"center\"><strong>Employeur de moins \u00a0\u00a0de 20 salari\u00e9s<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td valign=\"top\">\n<p align=\"center\"><strong>Employeur de 20 \u00e0 \u00a0\u00a0299 salari\u00e9s<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<td valign=\"top\">\n<p align=\"center\"><strong>Employeur de 300 salari\u00e9s et plus<\/strong><\/p>\n<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong>Moins de 2 ans d\u2019anciennet\u00e9<\/strong><\/td>\n<td valign=\"top\">Maximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a03 mois de salaire<\/td>\n<td valign=\"top\">Maximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a04 mois de salaire<\/td>\n<td valign=\"top\">Maximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a04 mois de salaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong>De 2 ans \u00e0 moins de 10 ans d\u2019anciennet\u00e9<\/strong><\/td>\n<td valign=\"top\">Minimum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a02 mois de salaire<br \/>\nMaximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a06 mois de salaire<\/td>\n<td valign=\"top\">Minimum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a04 mois de salaire<br \/>\nMaximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a010 mois de salaire<\/td>\n<td valign=\"top\">Minimum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a06 mois de salaire<br \/>\nMaximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a012 mois de salaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td valign=\"top\"><strong>10 ans d\u2019anciennet\u00e9 ou plus<\/strong><\/td>\n<td valign=\"top\">Minimum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a02 mois de salaire<br \/>\nMaximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a012 mois de salaire<\/td>\n<td valign=\"top\">Minimum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a04 mois de salaire<br \/>\nMaximum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a020 mois de salaire<\/td>\n<td valign=\"top\">Minimum de \u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a06 mois de salaire<br \/>\nMaximum de \u00a0\u00a0\u00a027 mois de salaire<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<p>Ce plafonnement ne s\u2019applique pas aux cas les plus graves, dans lesquels le juge pourra accorder une indemnit\u00e9 sup\u00e9rieure.<\/p>\n<p><em>Art. L. 1235-3-2 al. 1 du code du travail<\/em><\/p>\n<p>Les hypoth\u00e8ses concern\u00e9es de \u00ab\u00a0cas les plus graves\u00a0\u00bb sont celles de\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>harc\u00e8lement moral ou sexuel, qu\u2019il s\u2019agisse des personnes ayant subi ou refus\u00e9 de subir, ou ayant t\u00e9moign\u00e9 ou relat\u00e9 de tels faits de harc\u00e8lement\u00a0;<\/li>\n<li>licenciement discriminatoire (art l 1134-4 du code du travail) ou cons\u00e9cutif \u00e0 une action en justice en mati\u00e8re d\u2019\u00e9galit\u00e9 professionnelle entre les hommes et les femmes (art L 1144-3 du code du travail) ou de corruption (art L 1161-1 du code du travail)\u00a0;<\/li>\n<li>violation du droit de gr\u00e8ve (art L 2511-1 du code du travail), du statut protecteur des repr\u00e9sentants du personnel (art L 2422-1 du code du travail) ou de la protection attach\u00e9e au cong\u00e9 de maternit\u00e9 ou de paternit\u00e9 (art L 1225-71 du code du travail), de victime d\u2019un accident du travail ou d\u2019une maladie professionnelle ou bien d\u2019inaptitude physique du salari\u00e9 (art 1226-13 et 15 du code du travail)\u00a0;<\/li>\n<li>violation d\u2019une libert\u00e9 fondamentale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ce bar\u00e8me ne concerne pas non plus les indemnit\u00e9s vers\u00e9es en cas d\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 en mati\u00e8re de licenciement \u00e9conomique (c. trav. art. L. 1235-3-2 nouveau, al. 2).<\/p>\n<p>Le salari\u00e9 per\u00e7oit dans ce cas les indemnit\u00e9s pr\u00e9vues par les textes sp\u00e9cifiques concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Cette r\u00e9forme issue de la loi Macron sera applicable apr\u00e8s sa publication au Journal officiel.<\/p>\n<p><strong>Rupture conventionnelle<\/strong><\/p>\n<p>Lorsque la convention de rupture conventionnelle indique une indemnit\u00e9 dont le montant est inf\u00e9rieur au minimum l\u00e9gal, le salari\u00e9 peut r\u00e9clamer le versement d\u2019un compl\u00e9ment d\u2019indemnit\u00e9 (L\u2019employeur avait, en effet, dans cette affaire n\u00e9glig\u00e9 d\u2019int\u00e9grer diverses primes dans la moyenne des salaires servant de base de calcul \u00e0 l\u2019indemnit\u00e9).<\/p>\n<p>Il ne peut pr\u00e9tendre \u00e0 l\u2019annulation de la convention de rupture et \u00e0 l\u2019octroi des indemnit\u00e9s de licenciement sans cause r\u00e9elle et s\u00e9rieuse correspondantes.<\/p>\n<p>La Cour de cassation s\u2019est prononc\u00e9e en ce sens dans un arr\u00eat du 8 juillet 2015.<\/p>\n<p>Par ailleurs, selon les juges de la cour de cassation, une erreur commise par les parties sur la mention de la date d\u2019effet de la rupture n\u2019est pas, en elle-m\u00eame, une cause d\u2019annulation de la convention.<\/p>\n<p><em>C.Cass n\u00b01210 du 10 Juillet 2015 <\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Partie 5 : Epargne salariale \u2013 Loi Macron<\/h2>\n<p>Le projet de loi, pour la croissance, l\u2019activit\u00e9 et l\u2019\u00e9galit\u00e9 des chances \u00e9conomiques, pr\u00e9voit certaines modifications dans le domaine de l\u2019\u00e9pargne salariale.<\/p>\n<p>En effet, sont pr\u00e9vus la baisse du forfait social sous certaines conditions, l\u2019harmonisation des r\u00e8gles relatives \u00e0 l\u2019int\u00e9ressement et \u00e0 la participation, l\u2019affectation par d\u00e9faut de l\u2019int\u00e9ressement sur un PEE, \u2026<\/p>\n<p>Adopt\u00e9 en derni\u00e8re lecture le 10 juillet 2015, le projet de loi r\u00e9vise notamment les r\u00e8gles relatives \u00e0 la participation et \u00e0 l\u2019int\u00e9ressement ainsi qu\u2019au plan d\u2019\u00e9pargne pour la retraite collectif (Perco).<\/p>\n<p><strong>Mesures relatives \u00e0 la participation et \u00e0 l\u2019int\u00e9ressement<\/strong><\/p>\n<p>La loi modifie certaines r\u00e8gles relatives \u00e0 l\u2019int\u00e9ressement et \u00e0 la participation.<\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019affectation par d\u00e9faut des sommes issues de l\u2019int\u00e9ressement est modifi\u00e9e. En effet, ces sommes seront d\u00e9sormais plac\u00e9es sur un plan d\u2019\u00e9pargne entreprise (PEE), et non plus directement vers\u00e9es au salari\u00e9, lorsqu\u2019un tel plan existe dans l\u2019entreprise\u00a0;<\/li>\n<li>Les d\u00e9lais de versement et, de ce fait, le point de d\u00e9part des int\u00e9r\u00eats de retard de la participation et de l\u2019int\u00e9ressement sont align\u00e9s. Ainsi, la date limite unique de versement des primes est fix\u00e9e au dernier jour du cinqui\u00e8me mois suivant la cl\u00f4ture de l\u2019exercice. En cas de d\u00e9passement de cette date limite, un taux de retard unique \u00e9gal \u00e0 1,33 fois le taux moyen de rendement des obligations des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es sera appliqu\u00e9\u00a0;<\/li>\n<li>Les branches professionnelles doivent n\u00e9gocier un accord d\u2019int\u00e9ressement avant le 31 d\u00e9cembre 2017. \u00c0 d\u00e9faut d\u2019initiative de la partie patronale avant le 31 d\u00e9cembre 2016, une organisation repr\u00e9sentative de salari\u00e9s pourra demander l\u2019ouverture d\u2019une n\u00e9gociation. Celle-ci devra alors s\u2019engager dans les 15 jours suivant la demande. Parall\u00e8lement, l\u2019obligation de n\u00e9gocier les accords de participation au niveau de la branche sera prolong\u00e9e jusqu\u2019au 30 d\u00e9cembre 2017 au plus tard ;<\/li>\n<li>Le texte pr\u00e9voit la mise en place d\u2019une dispense pendant trois ans des entreprises qui franchissent le seuil de 50 salari\u00e9s et qui ont d\u00e9j\u00e0 conclu un accord d\u2019int\u00e9ressement de l\u2019obligation de n\u00e9gocier un accord de participation\u00a0;<\/li>\n<li>Le texte r\u00e9duit le taux du forfait social de 20 % \u00e0 8 % pour les entreprises de moins de 50 salari\u00e9s qui concluent pour la premi\u00e8re fois un accord de participation ou d\u2019int\u00e9ressement ou qui n\u2019ont pas conclu d\u2019accord au cours d\u2019une p\u00e9riode de cinq ans avant la date d\u2019effet du nouvel accord. Ce taux sera applicable pendant six ans\u00a0;<\/li>\n<li>La loi modifie l\u2019appr\u00e9ciation du seuil d\u2019assujettissement \u00e0 la participation. Ainsi, la condition d\u2019effectif de 50 salari\u00e9s s\u2019appr\u00e9ciera d\u00e9sormais sur trois exercices, au lieu d\u2019un seul. L\u2019obligation de mettre en place un accord de participation sera de ce fait d\u00e9cal\u00e9e d\u2019autant\u00a0;<\/li>\n<li>Le texte instaure enfin la possibilit\u00e9 pour les salari\u00e9s de demander la ren\u00e9gociation d\u2019un accord d\u2019int\u00e9ressement, lorsque celui-ci a \u00e9t\u00e9 conclu \u00e0 la majorit\u00e9 des 2\/3 du personnel, alors m\u00eame que l\u2019accord pr\u00e9voit une clause de tacite de reconduction.<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>Mesures relatives au Perco<\/strong><\/p>\n<p>Dans le but de mieux orienter l\u2019\u00e9pargne salariale vers le financement de l\u2019\u00e9conomie, le taux du forfait social est r\u00e9duit \u00e0 16 % pour les versements issus de l\u2019int\u00e9ressement et de la participation, ainsi que pour les abondements, \u00e0 condition que l\u2019\u00e9pargne soit investie sur un fonds qui comporte au moins 7 % de titres destin\u00e9s \u00e0 financer les PME et ETI et que la gestion pilot\u00e9e devienne l\u2019option par d\u00e9faut.<\/p>\n<p>Pour favoriser les abondements des employeurs vers les Perco, la loi :<\/p>\n<ul>\n<li>supprime la contribution sp\u00e9cifique de 8,2 % applicable sur la fraction des abondements sup\u00e9rieurs \u00e0 2 300 \u20ac par an ;<\/li>\n<li>facilite le versement d\u2019abondements en permettant aux employeurs d\u2019effectuer un versement initial et des versements p\u00e9riodiques ind\u00e9pendamment de tous versements des salari\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le Perco pourra par ailleurs \u00eatre mis en place par ratification \u00e0 la majorit\u00e9 des 2\/3 tiers du personnel d\u2019un projet de contrat propos\u00e9 par l\u2019employeur, en l\u2019absence de repr\u00e9sentant syndical ou de comit\u00e9 d\u2019entreprise.<\/p>\n<p>Le salari\u00e9 ne disposant pas de CET pourra, d\u00e9sormais, verser l\u2019\u00e9quivalent de 10 jours de cong\u00e9s non pris dans le Perco (au lieu de cinq aujourd\u2019hui).<\/p>\n<p>Enfin, la gestion pilot\u00e9e sera l\u2019option par d\u00e9faut du Perco \u00e0 compter du 1er janvier 2016 (et non plus la gestion libre).<\/p>\n<p><strong>Autres mesures<\/strong><\/p>\n<p>La loi d\u00e9finitivement adopt\u00e9e pr\u00e9voit par ailleurs :<\/p>\n<ul>\n<li>la possibilit\u00e9 de modifier les dispositions relatives au plan d\u2019\u00e9pargne interentreprises (alimentation, affectation, abondements) d\u00e8s lors que la majorit\u00e9 des entreprises adh\u00e9rentes au plan ne s\u2019y oppose pas dans un d\u00e9lai d\u2019un mois \u00e0 compter de la date d\u2019envoi de l\u2019information ;<\/li>\n<li>la r\u00e9vision du contenu du livret d\u2019\u00e9pargne salariale, qui ne devra plus pr\u00e9senter l\u2019ensemble des dispositifs d\u2019\u00e9pargne salariale, mais seulement ceux mis en place au sein de l\u2019entreprise ;<\/li>\n<li>l\u2019obligation d\u2019indiquer, dans l\u2019\u00e9tat r\u00e9capitulatif remis \u00e0 chaque b\u00e9n\u00e9ficiaire quittant l\u2019entreprise, que les frais de tenue de compte-conservation sont pris en charge soit par l\u2019entreprise, soit par pr\u00e9l\u00e8vements sur les avoirs.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Partie 6 : Simplification du bulletin de paie<\/h2>\n<p>Alors qu\u2019un d\u00e9ploiement du bulletin de paie simplifi\u00e9 \u00e0 toutes les entreprises devait intervenir au 1er janvier 2016, le projet de rapport \u00ab pour une simplification effective du bulletin de paie \u00bb, indique que cette simplification ne devrait pas avoir lieu avant 2017.<\/p>\n<p>Le rapport, \u00ab\u00a0Pour une simplification du bulletin de paye\u00a0\u00bb rendu le 10 juillet 2015, formule 17 recommandations.<\/p>\n<p>Parmi ces pr\u00e9conisations figure notamment une g\u00e9n\u00e9ralisation progressive du bulletin de paie simplifi\u00e9 \u00e0 compter du 1er janvier 2017 (contre janvier 2016 pr\u00e9vu initialement).<\/p>\n<p>En vue de \u00ab donner du sens \u00bb au bulletin de paie, il est propos\u00e9 de construire et de rendre public un r\u00e9f\u00e9rentiel des intitul\u00e9s de paie, mais \u00e9galement de regrouper les lignes de cotisations de protection sociale par risque couvert. Ces mesures permettraient ainsi d\u2019\u00e9clairer le salari\u00e9 sur les diff\u00e9rentes lignes figurant sur son bulletin de paie.<\/p>\n<p>Pour am\u00e9liorer la clart\u00e9 du bulletin de paie, la mission pr\u00e9conise notamment une pr\u00e9sentation facilitant la lisibilit\u00e9 des calculs les plus utiles au salari\u00e9. Il est ainsi propos\u00e9 de hi\u00e9rarchiser les risques couverts (par exemple, sous maladie, trois lignes d\u00e9tailleraient la s\u00e9curit\u00e9 sociale, la compl\u00e9mentaire sant\u00e9 et la longue maladie) et la r\u00e9partition des cotisations entre le salari\u00e9 et l\u2019employeur.<\/p>\n<p>L\u2019objectif est de permettre au salari\u00e9 d\u2019\u00e9valuer l\u2019effort support\u00e9 par chacun ainsi que l\u2019effet financier rapport\u00e9 au risque couvert, mais aussi de conna\u00eetre facilement le net \u00e0 payer.<\/p>\n<p>Afin d\u2019informer le salari\u00e9 sur le co\u00fbt total du travail et les all\u00e9gements de cotisations financ\u00e9s par l\u2019\u00c9tat, les cotisations effectives dues par l\u2019employeur feraient l\u2019objet, non pas de lignes suppl\u00e9mentaires, mais d\u2019une pr\u00e9sentation sous la forme d\u2019un total qui additionnerait les cotisations et les pr\u00e9l\u00e8vements pris en charge par l\u2019employeur (d\u00e9duction faite des all\u00e9gements).<\/p>\n<p>Afin de concilier simplification pour les salari\u00e9s et limitation \u00ab des complications administratives \u00bb pour les entreprises, le rapporteur recommande d\u2019abandonner l\u2019obligation d\u2019un r\u00e9capitulatif annuel des pr\u00e9l\u00e8vements sociaux accompagnant le regroupement des lignes de cotisations, pr\u00e9vu par la r\u00e9forme de 2005.<\/p>\n<p>Il pr\u00e9conise \u00e9galement de cr\u00e9er un site internet public d\u00e9di\u00e9 au bulletin de paie afin de garantir une bonne information des salari\u00e9s sur les regroupements de cotisations.<\/p>\n<p>La mission conseille par ailleurs de retenir une \u00ab maquette \u00bb synth\u00e9tique. Ainsi, le bulletin de paie simplifi\u00e9 ne mentionnerait plus les d\u00e9tails relatifs aux retraites, ainsi qu\u2019aux taux et bases de calcul. En revanche, il indiquerait les montants de cotisation vers\u00e9s en ligne par risque et les bases et plafonds retenus pour le calcul.<\/p>\n<p>Si cette simplification devait entra\u00eener des co\u00fbts trop importants, la mission propose des pistes pour les compenser. Ainsi, elle sugg\u00e8re :<\/p>\n<ul>\n<li>de simplifier la proc\u00e9dure de pr\u00e9sentation du versement de l\u2019int\u00e9ressement et de la participation sous r\u00e9serve de l\u2019avis du Conseil d\u2019orientation de la participation, de l\u2019int\u00e9ressement, de l\u2019\u00e9pargne salariale et de l\u2019actionnariat salari\u00e9 (Copiesas). De ce fait, les entreprises n\u2019auraient plus \u00e0 envoyer de fiche de notification des versements aux salari\u00e9s ;<\/li>\n<li>d\u2019aller plus loin dans la d\u00e9mat\u00e9rialisation du bulletin de paie, notamment en inversant la r\u00e8gle d\u2019option. En effet, le bulletin de paie \u00e9lectronique deviendrait la solution de droit commun. Le salari\u00e9 qui le souhaite pourrait toutefois garder le format papier du bulletin de paie.<br \/>\nToutefois, l\u2019objectif du projet \u00ab n\u2019est pas d\u2019\u00e9tablir un mod\u00e8le unique de bulletin de paie qui serait g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 dans toutes les entreprises \u00bb, indique la mission.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Si les entreprises qui le souhaitent pourraient mettre en \u0153uvre la simplification du bulletin de paie d\u00e8s 2016, la mesure serait toutefois g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e \u00e0 compter du 1er janvier 2017 et ce par \u00e9tapes. \u00c0 ce sujet, la mission indique que pour d\u00e9marrer, la simplification du bulletin de paie devrait \u00eatre obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 300 salari\u00e9s).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Partie 7 : D\u00e9clarations sociales<\/h2>\n<p>Le GIP-Modernisation des d\u00e9clarations sociales annonce que suite aux demandes relatives aux d\u00e9lais d\u2019installation de la DSN dans les entreprises et au besoin de produire un trimestre entier en phase 2, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cid\u00e9 de prolonger la phase 1 jusqu\u2019\u00e0 la paye du mois de septembre (DSN \u00e0 transmettre le 5 ou le 15\u00a0octobre).<\/p>\n<p><strong><u>Principe<\/u><\/strong><strong> :\u00a0<\/strong><br \/>\nEntre janvier 2015 et fin septembre 2015, que la DSN soit souscrite \u00e0 titre obligatoire ou volontaire, l\u2019entreprise a le choix de transmettre une DSN au format phase 1 ou au format phase 2. \u00c0 partir de la paie du mois d\u2019octobre 2015 seule la DSN au format phase 2 sera admise.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Partie 8 : Jurisprudence<\/h2>\n<p><strong>Paiement du salaire<\/strong><\/p>\n<p>Si un salari\u00e9 r\u00e9clame le paiement de son salaire, l\u2019employeur doit prouver qu\u2019il a effectivement pay\u00e9 les sommes en litige, notamment en produisant des pi\u00e8ces comptables et ce, quand bien m\u00eame il aurait d\u00e9livr\u00e9 le bulletin de paye correspondant.<\/p>\n<p><em>Cassation soc. 11 janvier 2006, n\u00b0 04-41231\u00a0 BC V n\u00b0 6<\/em><\/p>\n<p>Selon cette jurisprudence, il n\u2019appartient pas au salari\u00e9 de d\u00e9montrer qu\u2019il n\u2019a pas re\u00e7u ses salaires. Il ne peut lui \u00eatre demand\u00e9 par le tribunal de produire ses relev\u00e9s de comptes personnels.<\/p>\n<p>Cette r\u00e8gle a \u00e9t\u00e9 confirm\u00e9e dans une affaire o\u00f9 les juges du fond avaient rejet\u00e9 la demande en paiement d\u2019une indemnit\u00e9 de cong\u00e9s pay\u00e9s.<br \/>\nLa Cour de cassation rappelle que la preuve du paiement des salaires et accessoires incombe \u00e0 l\u2019employeur.<\/p>\n<p><em>Cass. soc. 25 juin 2015, n\u00b0 14-16635 D<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Partie 1\u00a0: Salaire La retenue effectu\u00e9e dans le cadre de commissions ind\u00fbment per\u00e7ues par le salari\u00e9 ne doit pas exc\u00e9der 10%\u00a0 du salaire exigible. Dans cette affaire, un employeur effectue des retenues sur salaire pendant plusieurs mois afin de r\u00e9cup\u00e9rer des r\u00e9mun\u00e9rations ind\u00fbment per\u00e7ues ainsi que les cong\u00e9s pay\u00e9s y aff\u00e9rents. 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