Formations Transition écologique
Dans les collectivités, les établissements publics et la fonction publique hospitalière, la Grâce aux formations GERESO sur la transition écologique, vous serez en mesure de structurer une démarche opérationnelle, de prioriser des actions efficaces et de sécuriser leur mise en œuvre dans votre organisation.
Transition écologique
Pourquoi suivre l'une des formations GERESO sur la transition écologique dans la fonction publique ?
La transition écologique dans la fonction publique ne se résume plus à une intention politique ou à un affichage institutionnel. Elle devient un objet de pilotage à part entière, avec des impacts très concrets sur l'organisation du travail, les choix budgétaires, les achats, le patrimoine immobilier, la mobilité des agents, et même la qualité du service rendu. Dans une collectivité, un établissement public ou un établissement de santé, elle impose de concilier des objectifs environnementaux avec des contraintes fortes : continuité d'activité, sécurité des usagers, réglementation, délais, marchés publics, ressources limitées et parfois une maturité hétérogène des équipes sur ces sujets.
Une formation en transition écologique permet d'abord de clarifier les notions, car beaucoup de termes sont employés de manière interchangeable alors qu'ils recouvrent des réalités distinctes. La décarbonation vise la réduction des émissions de gaz à effet de serre, c'est-à-dire les émissions liées à l'énergie, aux déplacements, aux achats et aux activités. L'adaptation au changement climatique concerne la capacité d'un territoire ou d'un établissement à faire face à des conditions nouvelles : canicules plus fréquentes, stress hydrique, épisodes de pluie intense, risques sanitaires, tensions sur les infrastructures. Et le développement durable, au sens opérationnel, correspond à une logique d'équilibre entre performance environnementale, soutenabilité économique et acceptabilité sociale, ce qui oblige à arbitrer plutôt qu'à empiler des actions.
Dans le secteur public, la difficulté n’est pas tant de "vouloir" agir que de savoir par où commencer et comment rendre les démarches robustes. Les projets de transition écologique échouent rarement par manque d'idées. Ils échouent plus souvent par manque de gouvernance, de méthode, de priorisation et de suivi. Une feuille de route sans indicateurs de performance reste un document de communication. À l'inverse, un plan d'action amélioration qui définit des responsables, des échéances, des critères de réussite et des points de contrôle devient un outil de management. C'est là que les approches d'amélioration continue prennent tout leur sens : elles permettent de structurer l'action dans le temps, de corriger les écarts et d'éviter l'effet "one shot" qui s'essouffle après quelques mois.
Une formation en transition écologique aide à transformer un objectif climatique en décisions opérationnelles. En pratique, l'enjeu n'est pas de tout faire, mais de faire les bons choix au bon moment. Le point de vigilance principal concerne la cohérence entre ambitions, moyens et capacité de mise en œuvre. Dans un établissement public, la réussite dépend souvent de la qualité du pilotage plus que du niveau d'expertise technique.
La construction d'un plan d'action de décarbonation, pour une ville ou un établissement, illustre bien ce besoin de méthode. La première étape consiste généralement à objectiver la situation par un bilan carbone, c'est-à-dire une estimation des émissions associées aux activités directes et indirectes. Même lorsque les données sont imparfaites, l'intérêt est de hiérarchiser les postes dominants : chauffage des bâtiments, flotte de véhicules, déplacements professionnels, achats et prestations externalisées, restauration collective, déchets. Cette photographie sert ensuite à définir des actions réalistes : efficacité énergétique sur le patrimoine, plan de sobriété, développement d'énergies renouvelables quand le contexte s'y prête, mobilité propre pour les trajets domicile-travail ou les déplacements de service, et intégration de critères environnementaux dans les marchés.
Mais la technique ne suffit pas. La transition écologique est aussi une transformation organisationnelle. Elle modifie des routines, des priorités et parfois des arbitrages historiques. Cela crée mécaniquement de la résistance au changement, notamment lorsque les agents perçoivent des injonctions contradictoires : "faire mieux" tout en "faisant plus vite", "réduire l'impact" tout en "maintenant le même niveau de service", "investir" tout en "respectant des plafonds budgétaires". La conduite du changement devient alors un levier central : elle vise l'acceptation du changement en travaillant la compréhension, la participation et la faisabilité. Concrètement, cela passe par une communication du changement sobre et régulière, des relais managériaux, et un accompagnement des équipes sur les impacts organisationnels, pas uniquement sur les objectifs environnementaux.
Un exemple typique dans une collectivité territoriale : une direction des bâtiments lance un programme d'efficacité énergétique sur plusieurs écoles, avec un objectif de réduction des consommations. Sur le papier, la solution semble évidente : rénovation, réglage des équipements, suivi des consommations. Dans la réalité, la mise en œuvre implique des arbitrages et des interactions multiples : planification des travaux pendant les vacances scolaires, coordination avec les services techniques, gestion des plaintes liées au confort thermique, adaptation des contrats de maintenance, et parfois négociation avec les usagers lorsque de nouvelles consignes de température sont appliquées. Sans pilotage transformation, le projet se fragmente. Avec une méthodologie PDCA (Plan-Do-Check-Act), c'est-à-dire une boucle structurée de planification, exécution, contrôle et ajustement, l'organisation peut stabiliser la démarche : définir un périmètre, tester sur un groupe d'établissements, mesurer, analyser les écarts, puis généraliser ce qui fonctionne.
La logique d'adaptation dans une France à + 4 °C, souvent évoquée dans les scénarios climatiques, renforce encore l'exigence de planification. Parler de scénarios + 4 °C ne signifie pas prévoir précisément la météo future, mais se préparer à une intensification des risques climatiques et à des événements extrêmes plus fréquents. Pour une collectivité, cela implique une analyse de vulnérabilité territoriale : identifier les zones sensibles à la chaleur, les quartiers exposés aux inondations, les équipements critiques (crèches, EHPAD, écoles, centres de secours) et les publics fragiles. Pour un établissement public, cela peut signifier revoir les procédures de continuité d'activité, les plans de gestion de crise et les dispositifs de sécurité civile climat, en lien avec les acteurs de terrain.
Et là encore, la transition écologique n'est pas une "mission en plus" : elle interagit avec les politiques RH, la santé au travail, et la gestion des compétences. Les impacts sanitaires du climat ne concernent pas seulement les usagers, ils touchent aussi les agents exposés, notamment dans les métiers de terrain. Adapter les horaires en période de canicule, sécuriser les interventions extérieures, prévoir des protocoles de prévention, ce sont des décisions managériales et organisationnelles, pas uniquement des décisions techniques. La résilience des territoires se construit souvent dans ces détails opérationnels.
Dans les établissements de santé et médico-sociaux, la transition écologique prend une forme particulière, car la priorité reste la sécurité des soins et la qualité de prise en charge. On parle alors d'éco-responsabilité des établissements, avec des axes très concrets : gestion des déchets médicaux, optimisation des flux logistiques, achats responsables, maîtrise de l'énergie, et réduction des émissions CO₂ liées aux transports et aux approvisionnements. Un hôpital durable n'est pas un hôpital "parfait", mais un hôpital qui sait piloter ses impacts sans compromettre la continuité des soins. Le point sensible est souvent la traçabilité : dans le secteur santé, les exigences de conformité, d'hygiène et de sécurité imposent des contrôles, des procédures et des validations, ce qui peut ralentir certaines initiatives si elles ne sont pas cadrées correctement.
Prenons un cas concret en établissement médico-social : une direction souhaite réduire le volume de déchets et améliorer la qualité environnementale, tout en maîtrisant les coûts. Une action possible consiste à revoir les pratiques de tri, les contrats de collecte et la sensibilisation du personnel. Mais la réussite dépend de la résolution de problèmes au quotidien : où positionner les bacs, comment éviter les erreurs de tri, comment intégrer les contraintes des équipes de nuit, comment former sans immobiliser les services. Dans ce type de projet, un audit interne, au sens d'un contrôle structuré des pratiques réelles, permet de comprendre les écarts entre les procédures et le terrain. Ensuite, l'amélioration continue peut s'appuyer sur des indicateurs simples : taux de conformité du tri, volume de déchets par lit ou par service, fréquence des erreurs, coûts associés. Ce n'est pas une approche "industrielle", c'est une approche de pilotage pragmatique.
Ce qui change, c'est que la transition écologique exige une culture d'amélioration durable plutôt qu'une succession de campagnes. Certaines organisations s'inspirent d'approches type kaizen, c'est-à-dire une logique de progrès par petites améliorations régulières, parce qu'elle est compatible avec les contraintes du service public : cycles budgétaires, procédures de décision, coordination multi-acteurs. L'innovation continue n'est pas forcément technologique. Elle peut être organisationnelle, par exemple en simplifiant un circuit de validation, en standardisant un processus qualité, ou en intégrant des critères environnementaux dans un modèle de cahier des charges.
Une formation en transition écologique permet aussi de mieux comprendre la gouvernance écologique, c'est-à-dire la manière dont une organisation décide, arbitre et rend compte. Dans une collectivité durable, les actions climat ne peuvent pas être portées par un seul service "environnement". Elles doivent être partagées : finances pour sécuriser les trajectoires d'investissement, achats pour intégrer des exigences réalistes dans les marchés, RH pour accompagner les compétences, communication pour expliquer sans sur-promettre, et directions opérationnelles pour exécuter. Sans leadership adaptatif, les projets se heurtent à des silos. Avec un cadre de pilotage clair, ils deviennent compatibles avec la performance organisationnelle.
Enfin, les enjeux de la décarbonation "comprendre pour agir" supposent de relier les objectifs globaux à des leviers locaux. Réduire les émissions de gaz à effet de serre peut passer par des décisions très différentes selon le contexte : rénovation énergétique, optimisation des consommations, mobilité, achats, gestion des équipements, ou économie circulaire sur certains flux. Une transition bas carbone réussie repose rarement sur une action unique ; elle repose sur un portefeuille cohérent, ajusté dans le temps, avec des priorités assumées et une capacité à mesurer les effets. Voilà pourquoi la veille opérationnelle, au sens de suivi régulier des résultats et des retours terrain, devient indispensable : elle évite de piloter à l'intuition et permet de sécuriser la crédibilité de la démarche.
En pratique, la transition écologique dans la fonction publique est un travail d'ingénierie organisationnelle autant qu'un travail environnemental. Elle demande de structurer un plan, de mobiliser les équipes, de gérer les arbitrages et d'installer un pilotage dans la durée. Et c'est précisément ce que l'on attend d'une montée en compétence : rendre les acteurs capables de décider, de prioriser, d'exécuter et d'ajuster, avec méthode et responsabilité.
Quelles compétences allez-vous acquérir au cours des formations GERESO sur la transition écologique dans la fonction publique ?
La formation "Construire un plan d'action décarbonation de votre ville ou établissement public" permet d'acquérir une méthode opérationnelle pour élaborer et piloter un plan de décarbonation adapté à une collectivité ou à une entité publique, en tenant compte du contexte climatique et énergétique actuel et des recommandations scientifiques récentes. Elle aborde l'analyse des émissions, la définition d'actions prioritaires selon la méthode "Mesurer, Réduire, Verdir, Communiquer", l'évaluation des pistes d'actions et la mobilisation des acteurs locaux à travers des études de cas et des ateliers pratiques. Cette formation aide à structurer une démarche de transition bas-carbone et à renforcer la capacité des décideurs publics à mettre en œuvre des actions concrètes pour réduire l'empreinte carbone de leurs territoires ou services.
La formation "Adaptation dans une France à + 4 °C" propose une approche concrète pour comprendre les impacts d'un réchauffement climatique fort sur les territoires et les services publics, et traduire ces enjeux en actions d'adaptation réalistes. Elle permet d'identifier les principaux risques (canicules, sécheresses, inondations, tensions sur les ressources, continuité des services), d'évaluer la vulnérabilité de son organisation et de construire une stratégie d'adaptation progressive. Grâce à des exemples opérationnels et des outils de priorisation, la formation aide à structurer une démarche robuste pour anticiper les crises climatiques et renforcer la résilience des collectivités et établissements publics.
La formation "Enjeux de la décarbonation : comprendre pour agir" permet de clarifier les notions clés liées au climat, aux émissions de gaz à effet de serre et aux trajectoires de réduction, afin de mieux orienter les décisions dans un contexte de transition bas-carbone. Elle aide à comprendre les leviers d'action prioritaires, les ordres de grandeur utiles et les impacts concrets pour les organisations publiques, en distinguant atténuation, adaptation et résilience. Grâce à une approche pédagogique accessible et opérationnelle, la formation donne des repères pour passer d'une compréhension globale à des actions réalistes, structurées et cohérentes avec les objectifs de décarbonation.
La formation "Transition écologique en établissement de santé et médico-social" permet de comprendre comment engager une démarche environnementale réaliste et structurée dans les secteurs sanitaire et médico-social, en tenant compte des contraintes de continuité de service, de qualité des soins et de réglementation. Elle aborde les principaux leviers d'action (énergie, achats, déchets, mobilité, restauration, organisation), ainsi que les méthodes pour prioriser, mobiliser les équipes et piloter un plan d'actions. Grâce à une approche concrète et adaptée aux établissements, la formation aide à réduire l'empreinte environnementale tout en renforçant la résilience et la performance globale des structures.
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