[EN BREF] Un second PLFR pour 2021

Bruno Le Maire et Olivier Dussopt ont présenté ce mercredi 3 novembre 2021, le second projet de loi de finances rectificative pour 2021. Il permet de constater une hausse de la croissance et une réduction du déficit, mais prévoit néanmoins certaines mesures d’urgence contre le chômage et contre la hausse des prix de l’énergie.

Une croissance meilleure que prévu

Après un premier projet de loi de finances rectificative présenté en juillet dernier, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance et le ministre délégué aux comptes publics ont présenté un second budget rectificatif en Conseil des ministres.

Le Gouvernement rectifie sa prévision de déficit à 8,1% du PIB pour cette année au lieu des 8,4% prévus initialement. En 2020, le déficit s’élevait à 9,1%. Cette bonne nouvelle est liée à une croissance plus importante que prévu. Elle a été rehaussée à 6,25% au lieu de 6%. Au final, la dette publique devrait s’élever 115,3% du PIB en 2021 au lieu de 117,8% selon la précédente prévision.

Prime énergie et lutte contre le chômage

La principale mesure prévue par ce budget rectificatif est la mise en place de l’indemnité de 100 € au bénéfice des personnes dont le revenu individuel est inférieur à 2.000 €. Annoncée par le Premier ministre le 21 octobre dernier, elle devrait bénéficier à 38 millions de personnes pour un coût total de 3,8 milliards €. La prime sera versée à partir de fin décembre par les employeurs aux salariés éligibles. Cette prime va permettre de faire face à l’inflation et notamment à la hausse des prix de l’énergie.

Le budget prévoit également des financements en faveur de la lutte contre le chômage de longue durée, mais également afin de réduire les tensions face aux pénuries de candidats à l’embauche dans certains secteurs. Des crédits à hauteur de 900 millions d’euros sont prévus en faveur de la formation des salariés et des demandeurs d’emploi. Une prime à l’embauche en contrat de professionnalisation des demandeurs d’emploi de longue durée est notamment prévue.

Si de nouveaux crédits ont été ouverts, l’amélioration de la situation a également permis au Gouvernement d’annuler :

  • 2 milliards € de crédits relatifs aux mesures d’urgence face à la crise sanitaire du Covid-19
  • 1,5 milliard € de provision pour dépenses imprévues.

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