[EN BREF] Le « slow-working », pour rendre au travail sa valeur et sa signification ?

Cet article a été publié il y a 4 ans, 3 mois.
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Myriam Jézéquel, chercheuse et écrivaine canadienne s’est intéressée depuis plusieurs années à cette notion qu’elle définit comme « le fait de se réapproprier son emploi du temps en faisant un meilleur usage de celui-ci » pour une plus grande efficacité.

Concrètement, il y a 2 enjeux dans le slow-working, à savoir :

Réflexion et contrôle de l’attention

Garder son attention focalisé sur un objectif, en travaillant avec concentration permet d’accentuer performance et productivité. Il est tout à fait normal d’avoir des moments où l’on travaille avec un peu de lenteur. Toutefois, ces moments permettront d’avoir une latitude pour remarquer les détails qui feront la différence dans le travail effectué.

Mettre une distance entre ce que l’on fait et la manière de le faire permet d’avoir le recul nécessaire pour bien faire les choses. En ne cédant pas à la précipitation, on reprend le contrôle de la situation et de meilleures décisions sont prises. Alterner période de concentration et de relâchement permet de mieux rediriger l’attention et de le maintenir dans le temps.

 

Qualité de présence et épanouissement

En étant satisfait du travail effectué, on est mieux protégé du stress et de ses conséquences, on se donne plus dans ce qu’on fait.

Rester dans son coin n’a jamais réussi à personne. L’expérience des autres peut également vous profiter, et c’est dans le partage que chacun trouvera son compte. Ainsi, vous serez en mesure de connaître les besoins et les difficultés des autres, et apprendrez à mieux les comprendre.

Savoir déléguer les tâches est primordial. S’il y a possibilité de se faire aider par quelqu’un d’autre qui s’y connaît plus que vous dans un domaine permet de réduire l’inefficacité. Réciproquement, vous pouvez également donner un coup de main à quelqu’un qui en a besoin, sans pourtant porter atteinte à sa fierté.

Les bénéfices ne sont pas uniquement au titre des salariés, la performance au travail profitera à l’entreprise. En effet, le slow-working marque l’adhésion des salariés aux valeurs de l’entreprise, suite à la compréhension de la place que chaque individu a au sein de l’organisation et de l’importance du travail qui est effectué.

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