La gestion des effectifs et de la masse salariale constitue un enjeu stratégique majeur pour les établissements publics confrontés à la nécessité de se restructurer. La masse salariale représente généralement plus de 80 % des dépenses de fonctionnement. Dans les communes de taille moyenne, ce ratio atteint 65 à 70 %, soit par exemple 22 millions d'euros sur un budget de 32 millions pour une commune de 18 000 habitants.
Cette gestion nécessite une bonne connaissance des mécanismes, une anticipation des évolutions et une capacité à arbitrer des objectifs parfois contradictoires. La maîtrise de la masse salariale est devenue un levier nécessaire de performance et de soutenabilité financière.
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Indicateurs et tableaux de bord RH : comment piloter efficacement les ressources humaines dans le secteur public ?
Dans un contexte de contraintes budgétaires renforcées et d'exigences accrues en matière de performance, le pilotage des ressources humaines constitue un enjeu stratégique essentiel pour les établissements publics.
La masse salariale représente généralement entre 60 % et 85 % du budget de fonctionnement des structures publiques, imposant une vigilance particulière sur son évolution. Dans les établissements de santé, ce ratio atteint fréquemment 84 %, soit par exemple 38 millions d'euros sur un budget total de 45 millions pour un Centre Hospitalier de 600 agents. Dans ce contexte, une variation de seulement 1 % de la masse salariale représente 380 000 euros, équivalent à 5-7 postes de catégorie C, illustrant la sensibilité budgétaire de ce levier.
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La mise en disponibilité des fonctionnaires (1ère partie)
Conformément aux dispositions de l’article L. 511-1 du code général de la fonction publique (CGFP) la disponibilité est l'une des positions statutaires dans lesquelles peut être placé un fonctionnaire. Dans cette position, l'agent est placé hors de son administration ou service d'origine. Elle ne peut bénéficier ni aux fonctionnaires stagiaires, ni aux agents contractuels. Ainsi, seuls les fonctionnaires titulaires peuvent être placés en disponibilité.
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Actualités, en bref
- Enregistrements clandestins de conversations entre agents publics
- Fonction publique : sanction d’abaissement d’échelon pour des violences physiques en dehors du service
- Un salarié peut-il exiger ses documents de fin de contrat dès son dernier jour ?
- Culture Paie : le point technique du mois – La rémunération des alternants : pourquoi peut-elle être différente d’un alternant à l’autre ?
- L’administration peut fixer un plafond de quotité d’activité en télétravail inférieur au maximum réglementaire de trois jours par semaine
- Les heures supplémentaires d’un agent à temps partiel sont celles qu’il exerce au-delà d’un temps plein
- Index égalité Femmes/Hommes dans la FPT
- Revalorisation des prestations sociales au 1er avril 2024
- Fonction publique : la diffusion d’un bulletin de paie est une atteinte à la vie privée
- Fonction publique : les statistiques de l’INSEE pour augmenter sa rémunération ?
Slack, Microsoft Teams et WhatsApp : les nouveaux lieux du harcèlement au travail ?
Depuis déjà plusieurs années, les entreprises ont massivement adopté des outils de communication et de collaboration en ligne : Slack, Teams, WhatsApp… Ces plateformes sont devenues des espaces de travail à part entière. Elles permettent d’échanger en temps réel, de coordonner des projets, de rester joignable en dehors du bureau et de mieux organiser le télétravail.
Mais cette évolution a un revers : ces mêmes canaux peuvent être le support de propos déplacés, de harcèlement moral ou sexuel, de pressions permanentes ou d’isolement d’un salarié. Autrement dit, ces outils pensés pour faciliter la mise en relation entre collègues sont également de possibles vecteurs de cyberharcèlement au travail (art. L1152-1 du Code du travail).
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Clôture du plan de formation 2025 : checklist pour ne rien oublier avant le 31 décembre
31% des entreprises prévoient de réduire leur budget formation en 2026 selon le Baromètre de la formation professionnelle 2025 d'Edflex. Quatre milliards d'euros de coupes estimées à l'échelle nationale. Dans ce contexte de tension financière, chaque argument compte pour défendre ses moyens auprès de la direction.
Or, c'est précisément en décembre que se joue une partie de la crédibilité du responsable formation. Une clôture bâclée - justificatifs manquants, écarts inexpliqués entre prévisionnel et réalisé, bilan pédagogique approximatif - et c'est toute la légitimité du service formation qui s'érode. Sans parler des risques en cas de contrôle URSSAF ou DREETS.
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Télétravail : un avenir en sursis ?
L'exercice d'une activité professionnelle effectuée en tout ou partie à distance du lieu où le résultat du travail est attendu, ou télétravail, s’est beaucoup développé depuis les années 80, favorisé en cela par les technologies de l'information et de la communication (Internet, téléphonie mobile,…). Récemment, la pandémie liée au COVID 19 a accéléré cette transformation des modalités d’exécution du travail. Pour les salariés, le télétravail permet un meilleur équilibre vie personnelle-vie professionnelle. Pour autant, plusieurs entreprises ont récemment décidé de revenir, totalement ou partiellement, sur le télétravail, au motif, notamment, qu’il conduit à un isolement des équipes, une baisse de l’engagement des employés,... Ces aspirations contradictoires sont l’occasion pour nous de faire le point sur cette modalité d’exercice des fonctions, et sa… suppression éventuelle.
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Bilan formation 2025 : les chiffres que votre direction veut (vraiment) voir
Moins 4 milliards d'euros. C'est l'ampleur des coupes budgétaires qui frappent la formation professionnelle en France cette année, selon le budget adopté en février 2025. Apprentissage raboté, CPF sous les 2 milliards, aides aux employeurs divisées par trois pour les grandes entreprises. Et ça ne devrait pas s’améliorer en 2026, avec la suppression pure et simple du Plan d’Investissement dans les compétences (PIC) par le Sénat cette semaine.
Dans ce contexte, votre bilan formation n'est plus un simple exercice de reporting : c'est un outil de survie face à un budget formation 2026 sous pression...
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L’indemnisation des congés annuels non pris dans la fonction publique
Par principe, un congé non pris par un fonctionnaire ne peut donner lieu à une indemnité compensatrice (1).
Toutefois, tout comme le report des congés non pris, les dispositions antérieures qui ne prévoyaient pas la possibilité d'une indemnisation se heurtaient au droit européen en la matière.
En effet, selon le paragraphe 2 de l’article 7 la directive européenne 2003/88/CE du 4 novembre 2003 (2), les congés annuels doivent, par principe, pouvoir être pris (en raison de leur finalité qui est de permettre au travailleur de se reposer et de disposer d’une période de détente et de loisirs).
Cependant, lorsque la relation de travail prend fin sans que le travailleur ait pu prendre ses congés, la directive prévoit le versement d’une indemnité compensatrice. Un régime dérogatoire a donc été introduit dans le droit statutaire français, à compter du 23 juin 2025, pour permettre cette indemnisation, par un décret du 21 juin 2025 (3).
Il convient de noter que le juge français appliquait déjà le droit européen avant la parution de ce décret, en vertu de sa primauté sur le droit national.
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